Lors de cette journée le Pr Arnaud Basdevant a posé le problème de l’obésité sous forme de 3 questions : L’obésité est-elle vraiment une maladie ? Ceux qui s’en occupent sont-ils vraiment des docteurs ? Le système de soins est-il adapté à l’épidémiologie de l’obésité ?
Il a rappelé que : l’obésité avait été reconnue comme une maladie en 1997 par l’Organisation Mondiale de la Santé. ; Que le médecin doit tenir compte de tous les facteurs environnementaux, sociétaux, professionnels, individuels. ; Et que pour une bonne prise en charge, il faut tenir compte de l’hétérogénéité des situations individuelles et de l’évolution du processus. Il a aussi présenté les difficultés engendrées par cette maladie car on ne peut soigner un patient dont la prise de poids est récente comme une personne qui a une obésité depuis de longues années.
Enfin, il a fait état de l’échec du système de soins qui n’est pas adapté à l’épidémiologie de l’obésité.
Deux nutritionnistes, les Drs Rochereau et Danchin ont bien précisé que l’aspect purement nutritionnel de la prise en charge, ne pouvait pas apporter au long cours des solutions viables pour le patient. Elles ont insisté sur la nécessité de travailler en équipe avec un psychologue pour permettre au patient de mieux appréhender sa maladie et de devenir acteur de sa perte de poids.
J’ai eu la tâche d’expliquer la technique et l’efficacité du ballon gastrique en : insistant sur l’importance de la prise en charge pluridisciplinaire du patient pour éviter la reprise de poids après la dépose du ballon ; rappelant l’intérêt du ballon pour certains grands obèses avant une chirurgie pour diminuer les risques opératoires et anesthésiques.
Le Pr Jean-Marc Chevallier, après avoir présenté les différentes méthodes chirurgicales actuellement pratiquées, à savoir, l’anneau gastrique, la sleeve gastrectomy et le by-pass, a lui aussi insisté sur une prise en charge pluridisciplinaire du patient candidat à une intervention bariatrique.
Le Dr Philippe Sellam a fait une communication sur la chirurgie réparatrice pour remodeler le corps des personnes ayant perdu beaucoup de poids afin d’effacer les discordances corporelles du tablier abdominal, des seins, bras et cuisses.
Les gastroentérologues doivent être impliqués dans la nutrition, et, en particulier, dans la prise en charge de l’obésité.
Rejoignez la commission qui est encore jeune et doit se développer dans un esprit de convivialité.
Vianna Costil
Présidente de la commission Motricité et Nutrition du CREGG.