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CREGG - Club de Réflexion des Cabinets et Groupes d’Hépato-Gastroentérologie

Club de Réflexion
des Cabinets et Groupes
d’Hépato-Gastroentérologie

Cancérologie

Eric VAILLANT, dernière modification le 3/10/14 Imprimer

L’objectif de la Commission Cancérologie est de promouvoir la pratique de la cancérologie digestive par les Gastroentérologues libéraux ; le CREGG est la structure la plus à même de réaliser cet objectif en collaboration avec les sociétés savantes partenaires.

L’enquête de la FSMAD de Mars 2008 à laquelle le CREGG a activement participé, tant au niveau de la rédaction que de la participation confirme la forte implication des Hépato-gastroenterologues libéraux en cancérologie.

L’observatoire du cancer colo-rectal a par ailleurs clairement démontré notre rôle essentiel dans la prise en charge du cancer colo-rectal à tous les stades de la maladie. A l’heure de la généralisation du dépistage de masse du cancer colo-rectal en France, le rôle des hépatogastroentérologues est majeur, d’autant que la participation de la population n’est pas à la hauteur des attentes..

Les gastroentérologues doivent expliquer tant aux patients qu’aux médecins généralistes les modalités précises de ce dépistage et convaincre la population de son intérêt. La réticence liée à l’examen des selles et à la coloscopie sont des obstacles importants que nous devons contribuer à faire lever par des explications claires et répétées ainsi que des fiches d’informations.

En dehors de ce dépistage organisé et national, les autres cancers digestifs méritent également notre attention, tant au niveau du diagnostic que de la prévention en endoscopie digestive haute et l’échographie abdominale de surveillance au niveau hépatique.

De manière plus générale, la réalisation d’enquêtes de pratiques et d’études épidémiologiques est un des domaines où le CREGG peut efficacement s’impliquer et apporter des informations précieuses qui permettent de définir la stratégie.

La prise en charge des patients pour leur chimiothérapie par les Gastroentérologues libéraux doit être encouragée ; il faut tout au moins que ceux qui le souhaitent puissent le faire et il y a certainement des obstacles à surmonter (formation, problèmes contractuels dans les cliniques, autorisations administratives) sur lesquels nous devons travailler ; la démographie médicale, le développement de la chimiothérapie orale et l’augmentation des indications incitent les gastroentérologues libéraux à s’impliquer dans la prise en charge de ces cancers. Face au risque de pénurie en praticiens qualifiés (depuis 2004 l’Ordre des Médecins ne délivre plus de Compétence en Cancérologie) les pouvoirs publics de l’INCa réfléchissent à un système de Validation des Acquis par l’Expérience (VAE) qui devrait faciliter la pratique de la chimiothérapie par les Spécialistes d’Organe.

Le Plan Cancer a conduit à modifier certaines de nos pratiques : présentation de tous les dossiers en RCP obligatoire, délivrance du programme personnalisé de soins, consultation d’annonce. Au quotidien la pratique de la cancérologie est devenue pluridisciplinaire ; nous devons assumer pleinement notre rôle dans les RCP et contribuer aux choix thérapeutiques même si on ne pratique pas soi-même la chimiothérapie ; pour cela il faut s’en tenir aux référentiels validés et se tenir régulièrement informé de l’évolution des connaissances.

La recherche clinique doit également être encouragée ; les différentes enquêtes montrent que c’est là notre point faible : trop peu de patients sont inclus dans des essais thérapeutiques alors que certaines pathologies fréquentes, comme les CCR, sont majoritairement prises en charge en milieu libéral. Participer plus activement à la recherche clinique, même si cela est difficile et chronophage, est aussi une bonne façon de nous rapprocher de nos collègues universitaires, très demandeurs, et de faire valoir notre rôle dans le système de soins. Prochainement, nous allons inciter l’ensemble des gastroentérologues libéraux à participer à une étude nationale et coopérative inter-groupe de prévention de carcinome hépatocellulaire. Cette étude nationale française a un objectif de prévention important et il serait souhaitable que l’ensemble de la profession y participe de manière consensuelle.

Ces considérations générales sous-tendent les projets ou actions à promouvoir : rédaction de fiches pratiques soit dans le domaine réglementaire (RCP, consultation d’annonce, recherche clinique), dans le domaine médical (effets secondaires des traitements, dépistage des cancers, indication des explorations endoscopiques dans le diagnostic et la prévention des cancers digestifs). Enfin, la revu « CancéroDigest » initiée par un ancien président de la commission cancérologie le Docteur Gérard LLEDO permet à tous ceux qui s’intéressent à la cancérologie digestive de mettre à jour très régulièrement leurs connaissances scientifiques plusieurs fois par an. Cette revu est rapidement devenue une référence par la qualité et par la pertinence de ses analyses.

Docteur Éric VAILLANT,
Président de la commission Cancérologie