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Elargir son plateau technique et travailler avec les hôpitaux généraux : Enquête ANGH
Auteurs : GUYOT Philippe
Dernière modification : 27/09/2003

Cette enquête avait pour but de faire l'état des lieux à la fois dans le secteur libéral et dans le secteur public non universitaire afin de juger des opportunités de rapprochement entre public et privé que ce soit sur les plateaux techniques ou sur la prise en charge de certaines pathologies. Pour la gastro-entérologie libérale, 195 questionnaires ont été retournés au 31 décembre 2002.

I - Les résultats quantitatifs de l'enquête

172 fois sur 191 réponses, les gastro-entérologues possèdent une structure ambulatoire individualisée, soit en hôpital de jour (138 sur 169), soit en hôpital de semaine (87 sur 167).

Le plateau technique : 114 sur 176 disposent d'un plateau technique au Cabinet et 183 sur 190 d'un plateau technique en Clinique. 88 répondants sur 173 disposent d'un plateau technique hospitalier.

Tous les gastro-entérologues répondants pratiquent l'endoscopie standard : gastroscopies, coloscopies. 131 sur 142 ont accès à l'une ou l'autre des techniques d'endoscopies interventionnelles. 144 sur 155 pratiquent l'échographie. 34 sur 69 pratiquent l'écho-endoscopie. Il faut noter pour les techniques plus confidentielles qu'un certain nombre de praticiens ont l'apprentissage de ces techniques mais ne les pratiquent pas par impossibilité pratique.

100 sur 187 répondants estiment que l'activité endoscopique du plateau technique est saturée.

Peu de gastroscopies (0 à 40 %) sont pratiquées sous anesthésie alors que plus de 90 % des coloscopies sont pratiquées sous anesthésie générale. Si l'accès à l'anesthésie paraît satisfaisant, 154 fois sur 188, l'infrastructure. est considérée comme saturée dans 108 cas sur 184 réponses.

II - Les perspectives

51 sur 173 répondants ont des difficultés d'accès au Centre Hospitalier alors que 82 sur 149 souhaitent accéder aux Plateaux techniques de leur hôpital de référence. 59 sur 87 connaissent le décret 97 371 et 23 sur 35 des tentatives d'utilisation de ce décret ont rencontré des difficultés pour le faire.

III - Commentaires

Outre les données brutes et chiffrées ci-dessus, les répondants attirent l'attention sur un certain nombre de difficultés de rapprochement :

- Difficultés relationnelles d'équipes plus concurrentes que complémentaires ;
- Difficultés de statuts différents et de mode de rémunération différent ;
- Difficultés de fonctionnement : horaires, continuité des soins, surveillance des patients, prise en charge des complications, etc.

Beaucoup d'interrogations sont soulevées par cette enquête mais je retiendrai surtout l'intérêt
suscité. Beaucoup de praticiens ont déjà fait le pas sur la nécessité d'un rapprochement à terme, ne serait-ce que pour les techniques sophistiquées et la prise en charge des polypathologies.

Nous allons donc poursuivre notre travail de réflexion pour essayer de définir un cahier des charges permettant de lister et de simplifier les différentes étapes de rapprochement entre les deux structures