Les MICI :
Pourquoi en parler ?

Historique des MICI

Ce que l’on sait
de la pathogénie, de l’épidémiologie, de la fréquence et des facteurs favorisants

Vivre avec une maladie inflammatoire chronique intestinale

Les signes de la maladie

Les étapes du traitement médical

La place de la chirurgie dans le traitement

L'alimentation : des conseils diététiques au traitement nutritionnel

Questions autour de la grossesse

Les formes de la maladie chez l’enfant

La déminéralisation osseuse au cours des MICI

Questions autour du cancer

Voyages et loisirs : questions pratiques

Les droits sociaux des malades

Glossaire

Des questions pratiques se posent, telles que :
Puis-je voyager si je suis atteint d’une MICI ?
Puis-je aller partout ?
Faut-il prendre un traitementpréventif ?
Quelles précautions dois-je prendre avant mon départ ?

Puis-je voyager si je suis atteint d’une MICI ?

Oui, si la maladie est stabilisée ou en rémission.

Puis-je aller partout ?
Il n’y pas d’interdit. Il est certain qu’en cas de rechute brutale de la maladie, le risque sera plus important si vous vous trouvez dans un pays faiblement médicalisé. D’où la nécessité absolue de souscrire, avant le départ, une garantie assistance et rapatriement auprès de son assureur ou de son voyagiste.

Faut-il prendre un traitement préventif ?
Il n’est pas nécessaire de modifier le traitement de la MICI à l’occasion d’un voyage. Il est, par contre, indispensable de poursuivre le traitement en cours et d’emporter avec soi la quantité de médicaments suffisante pour la durée du séjour. Il est également judicieux d’avoir avec soi la dernière ordonnance et les notices des médicaments. Celles-ci comportent en particulier le nom chimique de la spécialité et son dosage. Cela permettra en cas de consultation ou en cas de rupture de stock, de se réapprovisionner avec un équivalent sur son lieu de séjour.

Quelles précautions dois-je prendre avant mon départ ?
Vous devez effectivement prendre un certain nombre de précautions avant de partir. Certaines sont rendues nécessaires par votre maladie ; d’autres sont propres à tous les voyageurs.

Vous devez :

Prendre contact avec votre médecin-traitant ou votre spécialiste afin de faire le point sur l’état évolutif de la MICI, et de confirmer que le traitement d’entretien actuel est adapté.
Vous assurer, comme tout voyageur, que vous êtes à jour de toutes les vaccinations nécessaires pour votre déplacement.
Prendre une garantie assistance et rapatriement.
Emporter avec vous votre dernière ordonnance, et les notices de tous vos médicaments.
Emmener suffisamment de médicaments pour la durée du séjour.
Prévoir un conditionnement spécial si vous utilisez des suppositoires et que vous vous déplacez dans un pays chaud.

La maladie risque-t-elle de rechuter à l’occasion de ce voyage ?
Le risque de rechute n’est pas augmenté par un voyage. La survenue d’une «turista» si l’on séjourne en zone à risque 4 n’entraîne pas de nouvelle poussée aiguë de la MICI. Les précautions à prendre pour se mettre à l’abri de la « turista » sont les mêmes que pour la population générale : ne boire que de l’eau minérale en bouteille capsulée (que l’on ouvre devant vous), ne pas consommer de crudités, de coquillages, de glaçons, éviter les sorbets et glaces. Aucun traitement préventif de la « turista » n’a fait la preuve de son efficacité (hormis le sous-salicylate de Bismuth non commercialisé en France). Le traitement est le même que pour la population générale et repose essentiellement sur les anti-diarrhéiques. Les antibiotiques et les antiseptiques intestinaux n’ont pas fait la preuve de leur efficacité ; ils ne sont prescrits qu’en cas de persistance des symptômes.

Lors du passage à la douane, le traitement risque-t-il
d’être confisqué ?
Non, mais il est préférable toutefois d’avoir sur soi la dernière ordonnance du médecin-traitant pour prouver qu’il s’agit d’un traitement à usage personnel.

Que faire en cas de problème durant le voyage ?
Le médecin traitant ou le spécialiste aura, avant le départ, précisé les modifications thérapeutiques à appliquer en cas de problèmes. Bien qu’il ne soit pas possible de prévoir toutes les éventualités, votre médecin qui connaît parfaitement votre dossier, saura vous donner les conseils appropriés. Toutefois, en cas de séjour dans un pays de la CEE, il est bon (comme pour n’importe quel touriste) de se munir de l’imprimé E 111 délivré par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie qui permet de bénéficier des mêmes conditions de prise en charge des soins médicaux qu’en France, et qui évite les avances d’argent.

Les vaccinations sont-elles autorisées chez un patient porteur d’une MICI ?
Oui, toutes les vaccinations sont possibles lorsqu’on utilise des vaccins réalisés à partir de virus inactivé (Polio injectable, Hépatite A, Choléra, Grippe) ou de toxines détoxifiées (Diphtérie, Tétanos, Méningite) ou de bacilles inactivés (Coqueluche, Rage) ou d’antigène protéique (Hépatite B, Typhoïde).

En revanche les vaccins réalisés à partir de virus ou de germes atténués (BCG, Polio oral, Fièvre Jaune, Varicelle, Rougeole, Oreillons, Rubéole, Encéphalite Japonaise, Encéphalite à tique) ne sont pas autorisés chez les patients traités par un immunosuppresseur – azathioprine, 6-mercaptopurine, méthotrexate – ce qui concerne un faible nombre de patients atteints de MICI.

Puis-je faire du sport ?

Oui, il n’y a aucun interdit. Il est bien évident que lors des poussées, la condition physique ne sera pas suffisante pour s’investir dans une activité intense, ou dans un sport de compétition. En revanche lors des rémissions, tout est possible. Ceci est valable pour tous les patients y compris ceux ayant une iléostomie.

Les appareillages actuels sont parfaitement adaptés et permettent de pratiquer tous les sports sans problème.