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En cas dévolutivité de la maladie
Suivre un régime répond à deux préoccupations :
améliorer le confort digestif,
prévenir certaines complications liées à la maladie et au traitement.
Améliorer le confort digestif
Un régime pauvre en fibres (diminution de la consommation de légumes à fibres dures, salades, crudités, légumes secs, céréales complètes,...) diminuera les phénomènes douloureux liés au ballonnement.
Le lait est mal supporté dans la maladie intestinale en raison du lactose quil contient ; il est mieux supporté sous forme de fromages cuits, ou de yaourts à condition de ne pas être pris glacés. Le lait écrémé a les mêmes inconvénients que le lait entier puisquil contient autant de lactose. Il est en revanche possible dutiliser, sous forme de prescription médicale, du lait sans lactose (AL 110). Son goût assez fade peut être modifié par ladjonction de sucre.
Une mauvaise absorption des graisses est soupçonnée lorsque les selles sont entourées dune auréole grasse ; elle sera confirmée par une analyse des selles. Il faudra alors réduire la quantité de graisses utilisées pour la préparation du repas (une petite quantité de beurre frais peut être maintenue). Lorsque les graisses alimentaires sont mal absorbées, elles peuvent être remplacées par des graisses dabsorption plus facile : les triglycérides à chaîne moyenne, désignées souvent par le sigle T.C.M., disponibles en pharmacie sur prescription médiale.
Méfions-nous de la consommation de bonbons et de chocolat dit « sans sucre » dont la saveur sucrée est due à des « polyols » ce qui peut entraîner une diarrhée.
Rappelons quil est important de boire suffisamment, et dalterner boissons sucrées et boissons salées, prises à température normale, jamais glacées, à raison dau moins 2 litres par 24 heures.
Enfin, ici plus quailleurs, il ny a que des avantages à fragmenter les repas.
Prévenir les complications de la maladie ou du traitement
Des carences nutritionnelles, les effets secondaires de la corticothérapie peuvent être évités par une alimentation rationnelle. Des apports caloriques, protidiques, vitaminiques et en sels minéraux suffisants permettent déviter la survenue de carence et dempêcher des pertes de poids trop importantes pendant les poussées.
Par ailleurs, votre médecin pourra prescrire, dans certains cas, un régime pauvre en sucre et en sel, ou au contraire riche en calcium et en vitamine D, cela afin de prévenir les effets indésirables de la cortisone.
Pour terminer, il vous rappellera dans la maladie de Crohn la nécessité darrêter de fumer. Larrêt du tabac, cela est maintenant parfaitement démontré, diminue le risque de recourir à une solution chirurgicale ou un traitement immunosuppresseur. Cet effet bénéfique serait encore plus marqué chez les femmes.
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