Les MICI :
Pourquoi en parler ?

Historique des MICI

Ce que l’on sait
de la pathogénie, de l’épidémiologie, de la fréquence et des facteurs favorisants

Vivre avec une maladie inflammatoire chronique intestinale

Les signes de la maladie

Les étapes du traitement médical

La place de la chirurgie dans le traitement

L'alimentation : des conseils diététiques au traitement nutritionnel

Questions autour de la grossesse

Les formes de la maladie chez l’enfant

La déminéralisation osseuse au cours des MICI

Questions autour du cancer

Voyages et loisirs : questions pratiques

Les droits sociaux des malades

Glossaire

La prise en charge d’un patient atteint de MICI fait intervenir de très nombreux paramètres liés à la forme de la maladie et au patient lui-même. Elle relève toujours d’une démarche complexe et adaptée au cas particulier de chaque individu. Or, nous ne pouvons aborder dans ce chapitre que les données générales de la conduite thérapeutique. Toutes ces données ne sont pas forcément applicables à la lettre à votre cas particulier. Ces informations sont néanmoins importantes pour comprendre votre traitement et éventuellement questionner utilement votre médecin traitant.

Deux objectifs distincts

Schématiquement, on distingue le traitement de la poussée visant à mettre le plus rapidement possible le tube digestif au repos, et le traitement d’entretien visant à maintenir le plus longtemps possible cette rémission.

Les divers médicaments peuvent être utilisés seuls, en association, ou être associés à d’autres modalités thérapeutiques non médicamenteuses (nutrition – chirurgie).

Les médicaments actifs utilisés dans le cadre du traitement des MICI sont relativement peu nombreux. On distingue les traitements de base et les traitements d’appoint ou adjuvants.

Le choix du médicament, son mode d’administration et les doses proposées, sont fonction de l’étendue des lésions, de l’intensité de la poussée, du profil
évolutif de la maladie. Comme dans toute prescription, votre médecin se fonde sur l’équilibre bénéfice/risque du traitement.

La rectocolite hémorragique

Le traitement des poussées
Le traitement de base est la sulfasalazine ou des dérivés (appelés communément 5-ASA) qui tendent actuellement à la remplacer (tous ces produits appartiennent à la famille des salicylés).

Le choix de la voie d’administration dépend de la localisation des lésions : la voie rectale (suppositoires, lavements) est indiquée pour des lésions basses, la voie orale pour des lésions hautes ou très étendues.

Les corticoïdes sont utilisés si les dérivés de la sulfasalazine ne suffisent pas à contrôler la poussée, ou d’emblée dans les formes graves.

En cas de fièvre (formes fébriles de la maladie), des antibiotiques pourront être proposés.

Le traitement d’entretien
La base du traitement d’entretien de la RCH reste la sulfasalazine – ou les 5-ASA– par voie générale. Les formes purement rectales de la maladie peuvent bénéficier d’un traitement local par suppositoires, par lavements.

La maladie de Crohn
Le traitement des poussées
Le traitement de base repose sur la corticothérapie, utilisée seule ou en association avec les autres thérapeutiques.

L’habitude en France est de débuter le traitement avec de fortes doses de corticoïdes qui sont ensuite progressivement diminuées par paliers dès la disparition des symptômes (rémission de la maladie). On parvient ainsi, par la réduction des posologies en paliers, soit à arrêter la corticothérapie, soit à poursuivre le traitement à dose efficace, la plus faible possible.

Parmi les autres possibilités, en fonction de l’importance de la poussée, les 5-ASA peuvent être choisis d’emblée par votre médecin.

Le traitement d’entretien de la maladie de Crohn en rémission
Une fois la rémission de la maladie obtenue, il s’agit d’éviter la survenue de nouvelles poussées toujours possibles. Un traitement d’entretien prolongé par 5-ASA peut être prescrit.